mercredi 15 janvier 2014

C'est mercredi!

Oui, je me demande parfois pourquoi j'ai décidé de ne plus travailler le mercredi, et pourquoi je me suis battue pour ça. 

Et, c'est un autre débat, mais ils me coûtent chers ces 20% de temps de travail en moins, et je ne parle pas des aspects financiers.

Bref, toutes (?) les mamans dans ce cas le savent, ce n'est pas une journée de repos avec 2 lapins de presque 5 ans et bientôt 2 ans. 
Et souvent, au cœur de l'une des crises de la journée, je les menace de retourner travailler le mercredi, parce que parfois, c'est carrément épuisant. Mais c'est quand je vois leurs mines changer, et que j'entends Grande Soeur, calmée net, me dire que non, surtout pas, et que c'est trop bien le mercredi avec maman, que je me dis que j'ai bien fait. Que quelquefois j'en bave, mais que souvent, c'est merveilleux, cette journée rien qu'à nous 3. Que même si c'est toujours une journée super chargée, il y a des moments irremplaçables, ou je les regarde jouer ensemble tous les 2, complices, où j'écoute leurs rires francs et cristallins, ou j'ai droit à des méga câlins et à des "maman tu es la plus merveilleuse du monde"... Et ça, ça donne une raison d'être à toutes les difficultés périphériques du truc. Quelque fois, j'ai même l'impression d'être une maman un peu moins nulle que d'habitude dans ces moments d'intimité si précieux. Et puis je les vois grandir, progresser, comme Petit Frère qui mange bien tout seul, qui boit comme un grand. Grande Sœur qui va se servir de l'eau toute seule, sans drame, qui débarrasse son couvert de bon cœur, ou qui propose de m'aider pour les tâches ménagères ou autres. Plein de petits détails qui font la différence. Je suis si fière d'eux. Et c'est dans le calme et la sérénité de ces petits moments de rien du tout qui n'existent presque pas hors du mercredi, que j'en prends pleinement conscience.
Alors c'est vrai, j'ai souvent du mal à garder mon calme, surtout depuis ma reprise du boulot et dans mon état de fatigue, mais en repensant à ces moments de bonheur, je progresse, je sens qu'on avance. Je me nourris de leur bien-être ces jours là et cela m'aide à avancer vers une certaine sérénité dont tout le monde profite.
Bref, le mercredi c'est dur, mais pas que. C'est tellement plus que ça!

Et chez vous, c'est comment le mercredi?i

Bonnes Fêtes!

Bonnes fêtes de fin d'année à tous mes lecteurs :-)
Bien sur c'est de saison, et ça revient chaque année, mais celles-ci pour moi étaient uniques.
5 semaines de vacances, ce n'est pas rien. En changeant de travail et de société j'en ai profite pour m'offrir un long break. C'était tellement bien que je ne m'imagine pas du tout reprendre le chemin du bureau, de ma vie de névrosée hystérique épuisée.
Je suis allée au cinéma, j'ai fait du sport 2 ou 3 fois par semaine, j'ai cuisiné, rangé, organisé, pensé, lu au moins 5 livres... Et plus que tout, j'ai profité de mes enfants sans hurler toutes les minutes. J'ai passé du "vrai" temps avec eux. J'ai eu le sentiment de fêter Noël pour le première fois depuis des années et des années, sans être dans le speed constant. L'impression de vivre vraiment et de ne pas juste survoler ma vie.
Alors, oui, j'espère que d'autres que moi ont aussi vécus de bonnes fêtes. Et surtout, si je ne devais prendre qu'une bonne résolution cette année, ce serait de garder un petit bout de ce sentiment de se sentir vivre pour essayer de le retrouver le plus souvent possible dans l'avenir, sans me laisser constamment dévorer par le stress, la colère, le temps qui file et une to do list qui ne fait que s'allonger d'heure en heure...

Bonne année à tous, pleine de bonheur, de rires, et de souvenirs merveilleux!

lundi 30 décembre 2013

Ces derniers jours d'octobre

...rien à signaler. Enfin si, plein de choses, de petites choses qui font le quotidien.

Petit Frere a attrapé l'épidémie de gastro de la crèche et nous a rendu son diner vendredi vers 21h30, puis 23h, puis minuit, puis 1h, pour finir avec SOS Medecins, à 3h30 du matin. Ben oui, il a beau etre le 2eme, je suis toujours inquiete en cas de vomissements répétés. Je ne suis pas spécialement hypocondriaque (quoique, maintenant que j'y pense...), mais ca vraiment, je n'aime pas.
Bref, c'était juste pour lancer les festivités de ces vacances de Toussaint (ou "d'Automne", pour le politiquement correct). Du coup, Grande Sœur, qui ne s'endort plus que quand je lui tiens la main, assise sur son lit, n'a pas voulu fermer l'oeil jusqu’à ce que j'ai fini de nettoyer les premiers dégâts du petit malade. Pourtant, n'entendant plus un son dans sa chambre, j'avais cru un instant au miracle... Mais, non, à 22h15, mademoiselle était tranquillement dans son lit, avec une pile de livres à ses pieds, entrain de "lire" un Pomme d'Api...Echec.

Le lendemain, la même Grande Soeur était invitée à l'anniversaire de sa meilleure copine de crèche, avec qui elle a gardé contact et qu'elle revoit très souvent, 2 ans après.


Dimanche matin

Parfois je me demande si on ne serait pas victime d'une malédiction, ou un truc du style... Toute la semaine on doit réveiller les titous en y mettant toute notre énergie et le WE, ils sont debout à 6h30. Et Petit Frère a eu la gentillesse de me rendre son dîner au réveil... Quel plaisir d'être recouverte de vomi un dimanche matin avant 7h après une nuit d'un peu moins de 5h (la 4ème de la semaine). Et après il me reste à apprendre la voile et je pourrai faire la Transat Jacques Vabre...

Sinon, il s'est passé des tas de trucs pendant tout ce temps: je change de job, je prends 1 mois de vacances, j'ai cousu un nouveau tapis (tout blanc. Parce que la vie sans challenge c'est moins marrant), posé des étagères, monté un grrraaaannnnd meuble range-chaussures, passé un long WE à Cannes avec passage à Marineland et chez les copains...Bref. Le vie de maman quoi... Promis, je détaille tout ça très vite!

dimanche 24 novembre 2013

Du progrès

Alors est-ce que c'est grâce à la pedopsy, à l'homéopathie, à ma mère ou à la Providence? Aucune idée, mais Grande Sœur s'endort enfin toute seule, sans maman pour lui tenir la main, assise au bord de son lit, pendant 30 min ou plus selon l'humeur du jour. Youpiiii! Bon Ok le tableau n'est pas tout rose et la miss se leve entre 3 et 12 fois avant de bien vouloir sombrer, mais elle retourne se coucher SEULE et ça c'est déjà pas mal! 
Ça a commencé à aller beaucoup mieux en vacances chez les grands parents. Faut dire que ma mère à moi n'est pas du genre à tenir la main ou autre. Visiblement les 3 premières nuit étaient un peu rock n' roll et puis ça s'est tassé. J'ai mis les choses au clair en rentrant à la maison: je ne resterai plus jamais le soir dans la chambre de choupette en attendant qu'elle trouve le sommeil même si je l'aime toujours aussi fort, etc. 

Et bien ça fonctionne depuis la fin des vacances de Toussaint, yes.

Après il fait surveiller... Genre hier soir à 21h45 elle était encore entrain de feuilleter un Pomme d'Api. Du coup aujourd'hui elle est fracassée et donc dur dur pour nous.

Mais quand même, ça fait du bien!

jeudi 3 octobre 2013

J'ai testé...le rdv chez le pédopsy!


Ça y est, le premier rendez-vous de Grande Sœur chez la pédopsychiatre, c'était hier...

Je m'en suis posé des questions avant le jour J. 
Ce que je voulais faire passer comme message, les points à ne surtout pas oublier d'aborder, etc. 
Et puis l’organisation du rendez-vous en lui même : Gentil Mari s'était débrouillé pour être là, Petit Frère allait passer exceptionnellement l'après-midi à la Super Crèche. 
Et enfin, le déroulement du rendez-vous : est-ce qu'on allait être tous ensemble, est-ce que je devais tout ce que j'avais sur le cœur, toute ma perception des choses devant ma grande fille, au risque de la blesser, de lui "coller un étiquette" comme disent les spécialistes?

A notre arrivée, personne pour nous ouvrir la porte du cabinet. Pourtant nous sommes à l'heure. Pile. 5 minutes puis 10, je commence à sentir la tension de Gentil Mari, qui re-sonne avec insistance, et l'énervement de ma poussinette qui se demande "Elle est ou la dame, maman?" "Pourquoi y a personne". La cage d'escalier est sombre, et le palier plutôt étroit.

Après un bon quart d'heure, on se dit qu'on va aller faire un tour et nous la croisons finalement dans le hall. Sans se présenter, elle s'excuse pour son retard. Ouf! Gros soulagement pour moi... Je ne vais pas avoir à gérer un échec retentissant.

Le cabinet est très agréable, lumineux. Il comprend de nombreux sièges, confortables. Une petite table d'enfant avec tout le nécessaire pour dessiner tend les bras à Grande Sœur, qui s'y précipite, en bonne accro aux arts plastiques. Juste à côté se dresse une grande bibliothèque pleine de jeux (puzzles, petit train, poupées de tissus, etc;)

Deux fauteuils d'une célèbre marque suédoise se font face. Le docteur en prend un, et je prends l'autre, Gentil Mari ayant opté pour une grande banquette sur le côté.

Bien sûr la conversation tourne d'abord autour des raisons de notre consultation, etc. Grande Sœur fait mine de dessiner assidument, mais prend régulièrement la parole pour préciser certaines choses, donner son ressenti, etc.

Au fil de l'entretien, elle se rapproche du centre de la pièce et vient jouer à nos pieds avec les différents jeux à sa disposition. 

La pédopsychiatre écoute beaucoup, prend des notes, pose quelques questions, ouvre parfois de grands yeux aux réponses qu'elle reçoit (un allaitement de 2 ans et demi, un Petit Frère de 18 mois qui dort encore avec nous) ou devant les dessins très élaborés de Grande Sœur.

Gentil Mari s'exprime peu, très peu. Elle lui donne quelques fois la parole avec insistance. Inversement, je parle beaucoup, une idée en emmenant une autre. Les choses se bousculent dans ma tête. Je ne veux passer à côté de rien. Rien oublier qui pourrait être l'élément clé. Elle me pose aussi beaucoup de questions sur moi, finalement et un peu sur notre couple. Elle s'étonne du calme de Grande Sœur et nous demande si elle joue souvent seule et calmement comme elle le fait depuis le début de la séance.

Après plus d'1h30 d'échanges, je lui demande son sentiment. Elle parle de précocité, notamment du langage, et d'une grande maturité intellectuelle, souligne une hypersensibilité et une difficulté à exprimer ses sentiments liées sans doute à cette précocité, pointe un contraste important entre sa volonté d'avancer vite et sa difficulté de se séparer de nous, de moi. Enfin, elle suggère que Grande Sœur est prête à partager ses peurs, ses angoisses car elle est très détendue et s'exprime assez volontiers. Elle nous propose un rendez-vous individuel avec elle dans 15 jours, ce que Grande Sœur accepte volontiers. Bien.

Globalement, j'ai trouvé l'échange intéressant, j'étais aussi étonnée par le calme de ma petite 100 000 Volts et son implication à peine voilée. 

Seul bémol, le retour de Gentil Mari. Dans la voiture, je lui demande "Alors? C'était bien non? Tu en as pensé quoi?" "Ben , rien.Je n'en pense rien , ni en bien  ni en mal. Je n'ai rien appris. Et puis en vrai c'est pas pour la puce que tu consultes, mais pur toi, non?" " Ben, euh, non, pourquoi?" "Ça se voit direct, et elle aussi elle l'a vu direct, la pedopsy" - Euh - OK - Bon. Moi je n'avais pas vu ça comme ça. Pour moi, j'ai juste évoqué des sujets qui pouvaient faire avancer la réflexion et donner des éléments pour expliquer le comportement de Grande Sœur, aussi bien face au sommeil, qu'en général. Mais OK.

Et puis dans la voiture, je demande à Pitchounette ce qu'elle en a pensé. Elle me dit que c'était bien. Puis je lui demande si ça lui a fait du bien tout ce que j'ai raconté à la dame. Et là, elle me dit que non, que tout lui a fait mal! Et moi, là, je manque de me mettre à pleurer... Après tout c'était ma plus grande crainte par rapport à tout ça... Et du coup, j'ai peur d'avoir dévoilé trop choses devant elle. Je ne sais pas. Le reste de la journée et la soirée, elle a demandé encore plus de câlins et de bisous que d'habitude, et s'est montré très affectueuse. La nuit s'est bien passée. 

A suivre...




lundi 30 septembre 2013

Le mariage gay expliqué aux enfants

 Mariage homosexuel



Eh oui, ce week-end, nous étions invités à notre premier mariage homosexuel! Il s'agissait de deux personnes qui me sont très chères, dont l'une de ma famille et qui forment un couple depuis bientôt 30 ans, alors forcément, je n'allais pas rater ça!

Le truc, c'est que Grande Sœur, toujours 4,5 ans, est très branchée mariage, princesse et prince charmant, etc. Cet été, c'était le mariage de sa marraine, et elle ne cessait de baver d'émerveillement devant la robe blanche, la coiffure, le maquillage, les bijoux, etc. de la mariée. Vous me voyez venir... Là, forcément, il y allait y avoir un couac. Sur qu'aucun des mariés n'allait porter de robe blanche. Alors jeudi soir (j'ai un peu attendu la dernière minute pour qu'elle ne gamberge pas trop), je me suis collée à l'explication de texte.

Je lui ai donc expliqué que nous étions invités à un mariage, mais que cette fois, ce serait pour célébrer l'union de deux messieurs. Regard inquisiteur, genre "tu es sure de ce tu dis maman??" Et l'air soupçonneux "pourquoi ils ne se marient pas avec une fille?". "Ma chérie, parce qu'ils sont amoureux, alors ils ont le droit de se marier aussi."
-"Mais ils vont faire des bébés? 
-"Non, ma puce. Il faut un homme et une femme pour faire des enfants"
-"Ah. Et pourquoi ils se marient alors?"
-"Parce qu'ils s'aiment et qu'ils veulent le faire savoir".
-"Moi je veux pas y aller s'il n'y a pas de mariée fille!"
- Mouais. "Mais tu vas voir, ce sera un chouette mariage. Et ce n'est pas très habituel deux hommes qui se marient."

OK, la pilule est passée sans trop de mal. Le lendemain soir, Grande Sœur rentre de l'école et me dit "Tu sais, je me suis disputée avec mes copines aujourd'hui". (genre, ça n'arrive pas 10 fois par jour...). "Ah. Qu'est ce qu'il s'est passé?" "Ben, elles disaient que c'était possible que deux monsieurs se marient!" Aïe. 
Bon, pour en rajouter une couche, notre puce est scolarisée dans l'enseignement privé catholique (surtout pour le confort des heures de péri-scolaire, mais ce n'est pas le cas de tous les enfants de l'établissement, qui avait appelé à manifester contre le mariage gay). Forcément, j'aurai du m'en douter. Ma grande fille est (très très très) bavarde et n'allait pas passer un tel évènement sous silence.

Au final, le mariage était très chouette, et les enfants se sont bien amusés (et nous aussi).

Et puis dimanche, Grande Sœur, passionnée de dessin, me tend sa dernière œuvre. "Tiens maman, il est pour toi". "Merci ma chérie, c'est chouette, c'est une famille? (il y a 2 grands personnages et 2 petits, qui se tiennent tous la main)". "Non, c'est deux filles qui se tiennent la main, mais elles vont pas se marier, hein." "Tu veux dire qu'elles sont amies, c'est ça? Tu sais on se marie quand on est amoureux, pas parce qu'on est ami. Ce n'est pas la même chose, l'amitié et l'amour". "Oui, mais deux filles, elles peuvent être amoureuses aussi?"

Bref, il y a encore un peu de boulot. 
J'aimerai bien trouver un bon petit livre pour son age qui explique tout ça un peu plus clairement que moi. Des idées? Et surtout, je ne veux pas ajouter à sa confusion devant cette situation... Pas facile d'expliquer le mariage homo aux enfants... Vous avez essayé??