mardi 6 septembre 2016

Rentrée des classes...et de mum!

Ca y est! La rentrée est passée, et j'ai l'impression que la routine est déjà de retour!
Reste à caser les diverses activités de Grande Sœur, CE1 cette année (Scouts, danse, guitare, solfège,...) dans un emploi du temps qui risque d'être bien plus compliqué cette année, car a priori...j'ai trouvé du TRAVAIL!! Ça y est! Si tout se passe bien, je vais prendre mon  premier poste de Juriste!! Je trépigne en attendant la confirmation, car pour la première fois, j'ai l'impression que tous mes efforts de l'an passé vont payer! Surtout au figuré quand même, car je perdrai au moins 30% par rapport à mon salaire précédent, mais reconversion oblige.
Bref, heureusement, Petit Frère, tout frais rentré en Moyenne Section, ne veut pas entendre parler d'activités périscolaires... Comme sa sœur à son âge, en fait, qui avait déclenché une subite envie de s'essayer à la danse classique à l'aube de la Grande Section.
Reste encore à choisir  le mode de garde du mercredi. Centre aéré ou jeune fille à domicile?? Je penche plus pour l'option garde à domicile, pour que les enfants puissent faire des activités de leur choix et pour que Petit Frère mange correctement à midi et puisse se poser. Peut-etre que la transition sera plus douce par ce biais. Car mon petit loup est encore très difficilement détachable attaché à sa môman.

jeudi 11 juin 2015

La galère du soir...


Depuis tout petits, mes chers enfants ont du mal à s'endormir. 
Mais pas juste un peu...
C'est juste une galère sans nom, qui fait halluciner tous nos proches et nous tape sur le système. Nous pourrit la vie. 

Je crois pouvoir dire que pour Grande Sœur nous avons tout essayé : homéopathe, ostéopathe, kinésiologue, naturopathe, conversation avec le pédiatre (genre, il a des pouvoirs magiques...), séances chez la pédopsychiatre, menaces, tableau des récompenses, etc. Rien n'y a fait! 
Bébé elle s'endormait au sein, puis aux bras, puis avec l'un de nous, puis avec ma main dans la sienne à 4 ans  ... Elle fermait l’œil vers les 23h, parfois plus tard, et se réveillait toutes les nuits au moins une fois, souvent trois. Youpi! 
Le tout a duré jusqu'à l'entrée en Grande Section, cette année. Maintenant qu'il n'y a plus de sieste obligatoire,et qu'elle a mûrit un tout petit peu, on a trouvé un a peu près un rythme de croisière : dodo vers 21h15/21h30 (elle est au lit à 20h30, quand même), mais porte grande ouverte, avec l'un de nous assis sur le canapé, bien visible depuis son lit. Et encore, elle met longtemps à arrêter de jouer, de discuter, de se plaindre etc. 

Sans compter que pour elle et son frère, l'équilibre est ultra fragile. Genre, ce WE, nous sommes partis en région parisienne depuis nos montagnes pour une fête de famille. Au vu des 6h de voiture qui nous séparaient de l'objectif, on s'est dit qu'on allait faire une halte pour la nuit, dans un ravissant hôtel, plein de charme, qui proposait une chambre type junior suite c'est à dire avec deux espaces couchage bien distincts l'un de l'autre, pour les enfants et nous. Nous avons débarqué à 21h...et à 23h, aucun des deux ne dormaient et ils mettaient un cirque sans précédent. Désespoir. 
Idem le deuxième soir, chez la famille qui nous logeait... Re-désespoir. Le tout avec des réveils à 6h / 6h30. 
Au final on a écourté, on est parti un jour avant, dégoutés. 
Et depuis, cerise sur le milkshake (oui parce que j'aime pas bien les gâteaux...), ils sont décalés : impossible de les faire dormir avant 22h30. Et au passage, Petit Frère nous a fait du 40°C de fièvre dans la nuit de lundi à mardi et était vraiment bien malade hier et aujourd'hui (juste fièvre, mais pffff...) sans pour autant faire de sieste, ou s'endormir plus tôt. 
Et même s'il se réveille rarement la nuit, contrairement à sa sœur (encore aujourd'hui, à 6 ans, oui, oui), l'endormissement est une galère indescriptible!! 

Voilà. Je n'ai pas de solution. Nous avons instauré des rituels clairs depuis belle lurette: il n'y a pas d'écran le soir, ni la journée en général, nous tamisons les lumières à partir de 20h et commençons les histoires calmes dans le lit vers 20h aussi... Rien à faire... 
Et au final, nous n'avons plus de vie sociale, car nous déclinons toutes les invitations en soirée, et nous n'avons plus aucune vie de couple. Il y a même des jours entiers où nous n'échangeons que quelques mots, Gentil Mari et moi, endormis en même temps ou même avant Petit Frère, qui ne s'endort qu'avec nous deux à ses côtés, vers 23h. 

Nos soirées se résument à endormir nos enfants, de 20h à 23h (et avant ça, il y a le bain, le repas, etc.). 

Ça y est, je vous ai raconté tout ce que j'avais sur le cœur. 
J'en pleure souvent. 
Ça pèse lourd et je n'ose plus en parler à qui que ce soit dans la vraie vie, car les gens nous prennent pour des incapables laxistes, victimes de nos échecs et ne se privent pas toujours de nous le faire savoir cruellement, y compris nos plus proches. 

Finalement, je me sens un peu moins seule, à travers ce simple post sur mon blog que je néglige trop souvent (un peu beaucoup à cause de ça aussi...). 

Et puis je me dis que peut-être certains d'entre vous ont connu ça et s'en sont sortis? 6 ans et demi sans soirée et sans vrai sommeil, c'est long, alors si vous avez des idées, je prends tout, même les trucs de rebouteux, de lunes, de crapauds... Je suis open!!

vendredi 24 avril 2015

Comment choisir?

C'est assez manifeste, j'ai tendance à me torturer le cerveau, et parfois pour pas grand chose... Mais là, je me sens démunie. 
Certes, je me suis lancée dans une démarche de reconversion, qui finalement n'est plus aussi excitante que prévu. Ben oui, juriste d'affaires, c'est prestigieux, mais pas très fun. C'est sur que journaliste me faisait plus rêver, mais vraisemblablement pas Gentil Mari, ni les autres.
J'en arrive à la conclusion que je vais me remettre à chercher du travail, juste ça, et oublier mes rêves et tout le reste. 
Oui mais voilà, dans l'histoire, il y a mes deux adorables petits monstres, qui me font tourner en bourrique quand ils sont avec moi, mais qui me manquent terriblement dès qu'ils sont loin de moi. 
Et je sais que si je reprends un boulot au niveau de responsabilité attendu pour ma formation et mon expérience, on ne se verra plus beaucoup, eux et moi. Je serai de nouveau stressée, débordée... 
Plus de mercredi tous les 3 (Petit Frère a eu 3 ans, adieu congé parental), plus de matinées tranquilles sur le canapé à dire"encore 2 minutes, et on file", plus d'activités périscolaires à la carte, ni de fin de journée au parc à s'émerveiller devant les 9 petits canetons qui viennent de voir le jour... D'un autre côté, je serai contente de nous permettre de retrouver notre niveau de vie d'avant, d'avoir une vie intellectuelle riche et challenging, d'échanger avec des gens qui m'écoutent, me considèrent, et avec qui je peux échanger sur des sujets complexes. 
Mais j'ai du mal à trouver le juste milieu... Dans les deux cas, il me manque quelque chose. Certes, choisir c'est renoncer. Mais comment faire le bon choix?? Et ça commence à m'empêcher de dormir.

mardi 10 mars 2015

J'ai essayé...



 
Crédit : Walt Disney

Oui, vraiment. Très fort. D'être une mère exemplaire, une femme d'intérieur irréprochable, une adulte calme, posée, responsable. Une femme élégante et soignée... Et bof. Au final, ça n'a pas super bien marché... 

Alors j'ai décidé d'être fidèle à moi même, d'arrêter de lutter.

Oui, je suis un peu l'éternelle ado. Oui j'ai des idéaux que je ne veux pas renier pour faire bien. Oui, je déteste le rose et je me sens ridicule en jupe, ou avec un pull pastel. Oui je ne me sens bien qu'en jean, en noir, en marchant vite et avec des lunettes de soleil sur le nez. Noires. Les musiques mièvres, douces et apaisantes pour essayer de calmer les enfants, très peu pour moi. J'aime le rock, hard rock, le metal, le rap qui tâche... Et en fait, mes enfants aussi.

Le désordre ne me dérange pas, surtout si j'en suis l'origine. Porter un vieux jean patte d'eph avec des converses pour la sortie des classes, ça me regarde. Et mes enfants adorent les pâtes, alors oui, ils en mangent un soir sur deux. Et ils aiment encore plus les légumes vert, et toc. Et même, quelque fois, ils retournent le parc de jeux à eux deux... Et crient en pleine rue. Si, si.

Alors voilà, ce blog signe le retour de mon vrai "MOI". De qui je suis. De ce que j'ai cherché à renier, occulter, avec énergie, au prix de crises d'angoisse, d'un stress incroyable et d'une autoflagellation quasi-permanente.

Tout ça passe par plein de choses, parce que même si j'ai décidé de m'accepter, ça ne veut pas dire que je renonce à améliorer deux ou trois petits trucs...

D'abord, je suis en "reconversion professionnelle". Autrement dit je glande réfléchis intensément à ce que je vais faire quand je serai grande. Ben oui, je n'ai "que" 35 ans. Mais il n'est jamais trop tard, pas vrai? Et puis en passant, je prends du temps pour criser en m'occupant de mes chères petites têtes blondes de 3 et 6 ans.

En parallèle, j’ai décidé de perdre ce cher petit bidon qui laisse tout le monde dans le doute quand à un éventuel futur petit chérubin en gestation : NON, il n'y aura pas de troisième. Mosieur mon mari est très clair là dessus. Donc autant être claire avec moi même aussi (un truc refoulé? Ou çà?). Du coup, je prends le taureau par les cornes, ou plutôt le kettlebell par la poignée et j'attaque le BBG de Kayla Itsines, si, si. Mais bon, comme je suis quand même un peu du type loser, c'est pas gagné, hein... Je vous raconterai.

J'ai aussi deux ou trois trucs à régler avec ma mère, mon passé, tout ça...

Et pour clore cette année du changement, Gentil Mari et moi nous tâtons à déménager cet été, à Aix.

Avec tout ce suspense... Pfiou... Je vais avoir de quoi raconter, moi!

lundi 9 mars 2015

Couette vs turbulette


 Crédit : La Redoute
 Le Caradou de Grabnde Soeur qui, en son temps, a sauvé nos nuits!

Un grand débat qui nous a animé il y a quelques semaines, dans la maison des foufous! Oui, parce que Petit Frère a les turbulettes en horreur! Déjà tout petit, beurk, pour le mettre dedans, c'était la lutte. Mais là, c'était devenu la cata! On a eu beau tabler sur le modèle le plus long et large du marché (il faut dire qu'il mesure déjà plus d1m, le bougre!), rien à faire. Surtout qu'en grandissant, il a bien compris comment les ouvrir pour en sortir de ces satanées gigoteuse, et quelque soit le modèle! 
Et puis à Noël, ma tante et mon oncle nous ont fait donc d'un superbe petit lit en forme de la voiture de Oui Oui, construite par leurs soins pour leur petit fils devenu grand. 
Petit Frère l'a adopté de suite, mais avec son lit de "grand" plus moyen de l'approcher avec une turbulette.

Gavée Lassée des crises répétées, j'ai pris mon petit clavier en main, et je lui ai trouvé une couette, et deux oreillers bébé d'occasion, avec le linge de lit qui va bien.
Je ne vous raconte pas la tête du lapin : ravi qu'il était! 
Seulement, la nuit venue, bonjour la cata! Et valse la couette, et tape la tête sur le montant du lit, et valdingue le drap... En deux temps trois mouvements, loulou était entièrement découvert, choppait la crève (oui, je sais, les microbes n'ont rien à voir avec le froid, mais quand même) et se réveillait en pleurant et réclamant la tétée... Argh! Le super méga mauvais plan! Au final il passait les 2/3 de la nuit dans notre lit. Échec.

A force de réfléchir, mon ingénieurx de gentil mari et moi avons trouvé la solution ultime qui nous garantit des nuits (presque) paisibles : les deux oreillers dans le lit qui protège sa petit tête des vilains panneaux latéraux et surtout un "bordage" de l'extrême qui saucissonne  notre petit chéri et l'empêche de se découvrir à tout va.

Et puis dans quelques temps (pour notre futur potentiel déménagement, qui sait?), quand il passera dans un vrai lit de grand on fera comme pour sa sœur : un bon vieux caradou, zippé de haut en bas, et hop, personne ne bouge.

Pour Grand Sœur, c'était l'investissement le plus rentable du siècle : a 6 ans, elle dort toujours dans les 2 siens, achetés il y a plus de 3 ans, car elle gigote incroyablement...

Sur ce, bonne nuit!


vendredi 16 janvier 2015

Les bonnes blagues de Petit Frère






Ah ben oui, pour une fois, je m'en souviens, et il m'a bien fait rire mon petit clown...

Alors hier soir, je lui demande s'il sait dessiner un bonhomme. "Nan". Bon, OK. 

Je lui dis : je te fais un modèle si tu veux et tu essayes ensuite". "Mmmmm". J'attaque mon oeuvre d'art, hyper simplifiée pour l'occasion : juste un rond pour la tête, un gros rond pour le corps, des bras et jambes bâtons, des points pour les yeux et le nez, puis pour finir, de petits traits bien droits sur la tête pour faire les cheveux...

Petit Frère me regarde alors, consterné et à moitié hilare : "Mais, maman, elles zont pas de cheveux les tortues"... Euh... J'ai éclaté de rire : "Mais c'est pas une tortue, c'est un bonhomme". "Beuh nan maman, regarde, t'as fait une carapace là"...

Un truc est sûr, on a bien rigolé!!!

En revanche, pour le dessin de bonhomme, on n'a pas avancé!!

Et de deux...






Photo : Claire's
Elle est revenue! Qui? La Petite Souris! Eh oui, ma grande fille a perdu sa deuxième dent mardi! (Pour les amoureux du détail, c'était l'incisive inférieure gauche, qui bougeait depuis le mois de novembre au moins). Mais pour autant, pas de ratoune à mettre sous l'oreiller. Comme la première fois, la miss ne sait pas où elle est passée! Elle pense même l'avoir avalé toute crue (en même temps, je vois pas comment elle aurait été cuite...)! 
Bref, la toujours généreuse Petite Souris a opté pour un petit cadeau cette fois-ci : un mignon bracelet My Little Pony, que notre petite édentée a tout de suite adopté.


Le temps a passé...






Beaucoup de temps...

Et au vu des évènements qui ont secoué la France ces derniers jours, et qui m'ont secoué, moi, je ne peux que reprendre ma plume.

Parce que devant tout ça, je me suis d'abord retenu de pleurer, parce que mes petits étaient là (on était mercredi) et qu'ils n'auraient pas compris... Et puis je dois dire que je ne voulais pas y croire, que je n'avais pas de mot, que j’étais désemparée. Puis j'ai pleuré.



Après est venue la peur, celle de laisser mes enfants le matin, celle de me promener dans un grand magasin, ou même d'aller faire mes courses, au sous sol du Monop' d'en face (Parce que, et si...).

La colère a ensuite dominé : mais comment est-ce possible? Qui peut prendre les armes pour de tels motifs? Et puis qu'est-ce qui justifie de prendre les armes? Et quelle image, pour nos enfants surtout. 
Et j'ai pris le temps cette fois, le jeudi soir, d'expliquer, d'aborder les valeurs qui me sont si chères avec ma fille. De lui parler du droit d'exister, de s'exprimer, de rire, mais aussi du devoir de tolérance, de respect, du "vivre ensemble".
J'ai rassuré ma grande fille qui m'a jeté comme ça, à la fin du repas "Maman, tu savais qu'il y avait eu la guerre hier soir? Qu'il y a plein de gens qui sont morts? Je te jure, mes copains ils l'ont vu à la TV" (en Grande Section?!? J'ai raté un truc ou...?). En vrai, sous ses airs détachés, elle flippait grave la puce! Elle pensait que les méchants allaient venir la tuer dans son école, ou même à la maison, car ils avaient certainement le code de l'immeuble, comme ils avaient su rentrer dans les locaux du journal.

Et puis aujourd'hui, face à toute cette horreur, face à cet obscurantisme, à cette haine qui a grandi peu à peu dans la tête de ces monstres, face aussi au cri du cœur des presque 4 millions de Français qui défilaient dimanche, je m'interroge.

 Moi qui réfléchis aujourd'hui à mon avenir, je veux lutter contre la haine. Je veux aider les autres, quels qu'ils soient.  Je veux la liberté, pour mon pays, mais aussi au delà. Je veux être un exemple pour mes enfants. Je veux apporter un peu de soleil à ceux qui ne savent plus ce que c'est. Juste, tenter de contribuer à un monde meilleur.
Je ne sais pas encore comment, je ne sais pas encore quoi, mais il va falloir que je trouve :-)

Prof? Avocate? Journaliste engagée? Autre chose? 

D'après vous, quel est le meilleur chemin?

samedi 11 octobre 2014

2ème étape : Pôle Emploi Cadres

Image Pole-Emploi.fr

Comme je l'ai dit dans mon précédent billet, j'attendais beaucoup de ce rendez-vous, calé depuis presque 6 semaines. Eh bien, je dois reconnaitre, qu'une fois de plus, j'ai été très agréablement surprise! La dame qui m'a reçu était visiblement très expérimentée et connaissait son sujet sr le bout des doigts. Certes, l'accueil m'a un peu surpris, quand dès le début de l'échange elle m'a fait savoir qu'il était très rare que les gens requièrent une rencontre directement et que, de fait, ces rendez-vous sont rarement acceptés... OK, je vais donc devoir me montrer convaincante pour gagner sa confiance et faire en sorte qu'elle m'aide. Ça a été un peu mon boulot pendant 10 ans de m'attirer la sympathie et la confiance des gens, ça va le faire.


Première rencontre...

Image king-jouet.fr
...avec la Petite Souris! La  dent de Grande Sœur bougeait follement depuis quelques jours ("Maman, elle est bizarre ma dent, elle me fait un peu mal") et sa version définitive avait même percé juste derrière. Et aujourd'hui ça y est, paf! Elle est tombée! Mais doublement tombée : j'ai récupéré ma puce toute tristoune à la sorte de l'école. Et en me voyant, elle s'est même mise à pleurer. Elle m'a alors raconté que sa dent était tombée à la récré du matin et qu'elle l'avait "soigneusement" rangée dans la poche (grande ouverte) de son gilet G*P, mais qu'en fin de journée, elle n'y était plus! (Tu m'étonnes, connaissant le calme de ma Grande dans la cour de récré... Y a qu'à voir l'état de ses tresses à 16h30...). Du coup, Grande Sœur était effondrée. Psychodrame à l'heure des mamans!

C'est sa grande copine qui a sauvé les meubles en lui expliquant qu'elle aussi en avait perdu une, mais que la Petite Souris était quand même venue. Parce que au final, c'est ça qui compte, non?

Ce soir La Petite Souris a donc doucement glissé une généreuse pièce de 2 Euros ET un petit étui de Lego ET une petite carte expliquant que comme c'était la première dent, elle avait droit à deux cadeaux (histoire que ça ne devienne pas le nouveau truc à chaque dent, genre "Maman, la Souris elle est radine, cette fois elle m'a donné qu'une pièce jaune").

Et voilà, ma Grande Puce pousse, le temps file... 5 ans et demi et plus toutes ses dents. Et au passage, moi, je suis dégoûtée de ne pas l'avoir récupéré, cette première quenotte...

lundi 15 septembre 2014

La grand´ messe annuelle

Eh oui, la très attendue réunion de rentrée c'était ce soir.

Et finalement, le show est autant assuré par les parents que par les instits...

Déjà, en cette dernière année de maternelle, près de la moitié des parents se sont désintéressés du truc. Autant les années précédentes les instits faisaient carton plein, autant cette année on peut dire que l'auditoire était clairsemé, avec à peine plus de la moitié des élèves représentés. OK, la perspective de passer 1h30 sur une chaise de nain en bois que plus dur tu perds ton fessier n'a rien de réjouissant, et là, tout de suite, je savoure le confort de mon canapé (il n'y a pas de petit plaisir, hein!).

 J'ai aussi découvert que les parents étaient répartis en sorte de clans, se saluant à peine ou pas du tout (ajouter l'air hautain qui va bien) entre les dits clans: ambiance. Je m'en doutais un peu après deux semaines de sortie d'école à l'heure des parents (fort nombreux, à ma grande surprise d'ex working mum à la découverte du monde des mamans à la maison), mais comme j'arrive toujours limite à la bourre, je me concentre sur l'extraction de ma grande. Mais là au moins, le doute n'était plus permis. Et moi, alors? Je fais quoi? J'ai bien compris : pour la plupart, je n'existe même pas. J'avais l'impression d'avoir de nouveau 7 ans, d'arriver dans ma nouvelle école pour la troisième fois en 4 ans... Mouais. Du coup j'ai noté presque mot pour mot le discours de l'instit, histoire de me donner une contenance.

Après, rien d’ébouriffant dans le discours : j'ai juste relevé que certains sauront lire avant la fin de l'année, mais si ce n'est pas le cas du nôtre, il ne faudra pas lui en vouloir, hein. Et puis interdit de les faire avancer à la maison :s'ils veulent aller plus vite, ils demandent en classe, point. Ah oui, et le soutient scolaire commence dès cette année (purée, ils ont 5 ans)! Pour le reste, je vous passe les détails de l'organisation d'une journée, de l'"élection" des parents délégués (c'est comme pour les rois de l'ancien temps, chez nous, c'est à vie!), des questions pas futées et des futées qui ne reçoivent qu'une réponse évasive... Bref, une réunion de rentrée. Du coup, je me sentais plutôt mal à l'aise et j'ai tracé à la maison pour digérer tout ça, et surtout cette atmosphère lourde, pas très sympa.

Dans un autre registre, Grande Sœur a découvert l’Éveil Musical et elle a adoré! Et ça c'est chouette.



dimanche 14 septembre 2014

C'est la rentrée!! Mais pas pour moi...

Et oui, ça y est, depuis 2 semaines, tout le monde est rentré, pour de bon!

Grande Sœur a retrouvé le chemin de son école adorée pour son entrée en Grande Section, et Petit Frère attaque sa dernière année de crèche, toujours content, même s'il pensait ferme rentrer à l'école cette année. Globalement, tout s'est super bien passé, pour les 2, avec 3 invitations pour des anniversaires dès la première semaine pour Grande Sœur (bon, que des garçons, et plutôt du genre forte-tête, mais on fera avec...), et un Petit Frère qui a tendance à se la jouer grand chef de son unité à la crèche, mais qui se fait pardonner à coup de sourire charmeurs et de câlins...

Gentil Mari Chéri a repris le chemin du travail sans sourciller, comme d'habitude, content de retrouver sa bande de collègues-potes, qui aident à faire passer  la pression.

Mais la grande nouveauté cette année, c'est pour moi!
 Pas de rentrée pour moi cette année! Enfin, si, un peu quand même, mais pas en traînant les pieds, pour une fois! Cette année, ça va être la mienne, et ça va déchirer (oui, bon, il se peu que je m'emballe un tantinet)!

Tout ça pour dire que 3 jours après mon dernier billet sur ce blog, j'ai plaqué mon job tout pourri qui me rongeait depuis un bout de temps, profitant de l'imminence de la fin de ma période d'essai (de 7 mois : j'ai eu le temps d'être certaine que je ne regretterai rien!). Et depuis août, je RÉFLÉCHIS. Pas toute la journée quand même, c'est sur, mais enfin, j'ai du temps pour penser à ce que je veux construire, qui me redonnera l'envie d'aller bosser sans avoir l'impression de nuire aux autres ou de me payer leur tête. C'est la première fois que je prends vraiment le temps de poser tout ça à plat, et je me sens pousser des ailes, même si je sais que le chemin vers ce nouveau départ sera long et semé d'embûches.

Du coup, je vais certainement avoir des choses à raconter sur le blog dans les prochains jours / semaines. A commencer par mon rdv Pôle Emploi Cadres dès cette semaine, que j'attends avec impatience, et celui avec l'APEC dans 15 jours.

Pour le moment, tous mes interlocuteurs Pôle Emploi ou APEC ont été des gens très sympathiques, compréhensifs, à l'écoute, et compétents. Peut-être ai-je eu de la chance, mais je suis plus agréablement surprise après tout ce que j'ai pu lire ou entendre sur le sujet!

Surtout que je culpabilise un peu, que j'ai bien conscience de m’offrir un sacré luxe, en sachant que je pourrais retrouver quelque chose tout de suite dans la même veine que mon job précédent qui recrute toujours beaucoup etc. au lieu de me lancer dans un processus de reconversion, alors que des tas de gens galèrent pour retrouver un emploi... Et puis je ne sais ni combien de temps ça va prendre, ni ce qu'il en sortira, mais je me dis que c'est le bon moment pour changer, avec mes deux loulous qui poussent et les quelques années qui me séparent encore de la date de péremption sur le marché de l'emploi. Et j'ai de la chance que Gentil Mari Chéri soit à fond derrière moi (OK, surtout parce que là, du coup, on a moins de problème de garde, et que si les petits attrapent la crève, on sait qui va les garder, sans compter que les courses et le ménage se font comme par magie, certes).

Et en attendant, je peux aller chercher les loulous à 16h30 pour la première fois depuis toujours, et ça, c'est un truc incroyable!



mardi 1 juillet 2014

Finalement




Et finalement, c’est vrai. Les enfants, c’est merveilleux !


Oui, parce que parfois, j’en arrive à l’oublier dans l’instant d’une colère, d’une crise, d’un ras-le-bol. Même s’ils ne sont pas faciles, même s’ils sont différents, même si… ils restent des êtres fantastiques, avec leurs personnalités, et peuvent provoquer des moments de bonheur intense. Et leurs rires, leurs facéties, leurs jeux, leurs câlins et leurs mots doux, leurs regards remplis de confiance, d’attente, de bonheur, sont des trésors, et les trésors les plus précieux qu’il soit.


Ces derniers temps, je n’ai rien écrit. Ça n’allait pas très fort. Mon (plus si)  nouveau travail  est une catastrophe, à la maison l’ambiance était très tendue et je ne sais pas très bien comment me sortir de certains guêpiers dans lesquels je me suis fourrée toute seule, comme une grande.


Mais une chose est certaine, mes petits loups sont merveilleux ! Chacun à leur façon en plus, c’est ça qui est magique. Et rien que de les regarder suffit parfois à me redonner le sourire, et à effacer tout le reste. Et hier soir, c’est Petit Frère qui m’a surpris :



Ces dernières semaines, j’ai souvent craqué, j’ai souvent pleuré, surtout le soir, un peu ou beaucoup parfois… En général, je me cache. Depuis petite, je déteste que l’on me voie pleurer.

Et puis hier soir, à 22h, Petit Frère ne dormait toujours pas, son papa venait de lui crier dessus, l’ambiance était lourde. Alors j’ai mis mon petit loup dans son lit, et je me suis allongée sur mon lit, tout à côté. Il faisait l’andouille, une vraie pile électrique. Et d’un coup, je n’ai pas pu me retenir et j’ai éclaté en sanglots, et il m’a entendu. Et là, mon petit bonhomme me dit « pourquoi pleure maman ? ». J’ai bafouillé quelque chose. Il m’a répondu « t’es malade maman ? Le docteur il va venir, maman, pour te guérir ». Je l’ai rassuré en lui disant que ça allait, que ça allait passer, mais qu’il fallait qu’il dorme maintenant. « Oui maman chérie ». Et hop, en 3 secondes, j’avais un petit loup tout doux dans les bras. Il s’est laissé remettre sa turbulette sans broncher, et s’est endormi en quelques minutes. Et entre temps, j’ai eu plein de bisous et de câlins.

Après coup, je m’en suis beaucoup voulu d’avoir craqué près de lui. Et puis en même temps, je suis très fière de sa réaction, pleine d’empathie, de douceur, de tendresse.



Ceci dit, il me reste encore à comprendre pourquoi le coucher est si difficile avec lui en ce moment. Il me dit qu’il ne veut pas dormir, ou que le soleil va « bientôt partir » (autrement dit, que je le prends pour un jambon, parce qu’il fait encore jour dehors…), ou qu’il a peur des loups derrière les rideaux (merci Grande Sœur qui joue à le terroriser avec ça depuis 1 an)… Et je vois bien qu’il est crevé et qu’il se force à rester réveillé en s’agitant le plus possible, mais je ne sais pas comment prendre le truc. Des idées ??